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L’AQUEDUC DE
CAHORS
Des vestiges menacés
La nécessaire consolidation des vestiges, combinée
à la demande croissante d’un public toujours plus sensibilisé va, à
court terme, demander une politique efficace de protection.
L’érosion, l’action du gel qui fait
desceller des pierres de la maçonnerie qui tombent à la fin de chaque
hiver, et surtout une importante végétation de broussailles ou de
lierres détériore inexorablement ces vestiges presque deux fois
millénaires. L’intervention humaine a encore contribué, ces dernières
années, à la ruine de cette œuvre exceptionnelle par la récupération des
matériaux et l’élargissement de routes ou de chemins.
Cet aqueduc qui témoigne de l’habileté technique
des romains représente un patrimoine régional inestimable et
irremplaçable. Actuellement préservé de façon limitée, la protection
administrative de nouvelles sections est hautement souhaitable pour
pérenniser la conservation des vestiges. Elle devra être couplée à une
mise en valeur qui permettra au public d’accéder aux vestiges en toute
sécurité.
Incontestablement, il y a là matière à
un projet collectif qui ne manquera pas de répondre tout à la fois à la
demande des collectivités locales dans un but de promotion touristique;
et aux exigences des services administratifs en charge de la protection
du patrimoine. L’exemplarité des récents travaux menés sur l’aqueduc de
Nîmes nous ont montrés à quel point cette synergie entre élus locaux et
scientifiques conduit, dans l’intérêt du plus grand nombre, à des
résultats exemplaires.
Je profite de cette conclusion
pour vous rappeler qu'il peut être dangereux d'essayer de visiter les
vestiges qui plus est sont situés sur des terrains privés pour la
plupart.

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